Troubles du rythme cardiaque

Le service de cardiologie médicale du CHRU de Nancy a une équipe spécialisée en rythmologie. Elle prend en charge l’ensemble des troubles du rythme cardiaque : fibrillation atriale, tachycardies et bradycardie.

cardiologie interventionnelle

© CHRU Nancy

À l’origine, un dysfonctionnement électrique

C’est une activité électrique qui déclenche et qui régule l’activité du muscle cardiaque.
Un dysfonctionnement de cette activité électrique au niveau d’une cavité ou d’une jonction du cœur se traduit par des troubles du rythme cardiaque. Les battements de cœur sont :

  • Trop rapides (tachycardie),
  • Trop lents (bradycardie),
  • Trop irréguliers (arythime).

Premier niveau de prise en charge

La prise en charge du trouble du rythme cardiaque vise à la fois :
– une éventuelle maladie cardiaque sous-jacente,
– les symptômes du trouble,
– et la prévention de ses complications (arrêt cardiaque, mort subite, accident vasculaire cérébral, etc.).

Dépistage

Le parcours du patient commence par un dépistage avec au minimum :
– un électrocardiogramme
– et un enregistrement Holter. Avec le matériel prêté par l’hôpital, la personne enregistre chez elle son rythme cardiaque pendant 24 heures.

Diagnostic


L’analyse des données permet à l’équipe médicale de situer l’origine du trouble et d’en préciser la nature :
– Bradycardie
– Fibrillation atriale
– Flutter atrial et autres tachycardies atriales
– Maladie de Bouveret
– Tachycardie ventriculaire
– Palpitations, extrasystoles, tachycardie

Traitement

Les traitements proposés s’adaptent à la maladie et à son niveau de gravité :
– Traitements médicamenteux
– Choc électrique externe
– Ablation par radiofréquence
– Resynchronisation avec l’implantation de dispositifs (défibrillateur automatique ou stimulateur cardiaque).

Ablation de la fibrillation atriale

La fibrillation atriale accélère le cœur et le fait battre de manière irrégulière.
C’est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent dans la population et la première cause en France d’accident vasculaire cérébral.

Chez certaines personnes, la fibrillation ne déclenche aucun symptôme.
D’autres personnes ressentent des palpitations cardiaques, un essoufflement anormal ou une fatigue inhabituelle. Quand ces symptômes sont trop invalidants, l’ablation de la fibrillation est indiquée.

L’ablation de la fibrillation atriale est une technique mini-invasive qui consiste à « brûler » les zones du tissu cardiaque responsables du trouble.
Dans la majorité des cas, ces zones sont situées dans les veines pulmonaires. Le médecin introduit donc le cathéter et la caméra vidéo miniature par la veine fémorale jusqu’à l’oreillette gauche du cœur.

Pour réaliser l’ablation, 3 types d’énergie sont disponibles au CHRU de Nancy :
– la radiofréquence,
– la cryoablation
– et l’énergie laser.

Stimulation et défibrillation

Le défibrillateur automatique implantable surveille les battements du cœur.
S’il détecte une arythmie, il va être capable de tout d’abord stimuler plus vite le cœur pour essayer de l’arrêter. S’il n’y arrive pas, il envoie un choc électrique.

Le stimulateur cardiaque (pacemaker) permet quant à lui d’éviter le ralentissement du rythme cardiaque.