Violences sexistes et sexuelles au travail

La lutte du CHRU de Nancy contre les violences sexistes et sexuelles au travail s’organise autour d’une politique et d’un dispositif de recueil des témoignages et des signalements, d’accompagnement des victimes et de traitement des faits. Les signalements reçus peuvent donner lieu à des révocations, fins de contrat, exclusions ou changements d’affectation.

Photographie d'un sticker de la campagne interne collé sur une armoire de salle de pause

© CHRU Nancy

Violences sexistes et sexuelles : de quoi parle-t-on ?

Un continuum d’éléments, de langage, d’idées, d’images et de stéréotypes lie les violences sexistes entre elles et les banalisent. L’humour, la plaisanterie, la convivialité, le compliment ou la séduction sont des notions souvent utilisées pour expliquer, minimiser ou excuser ces comportements.

En tolérant les plus petites violences, on autorise les violences plus graves.

Ces violences peuvent se traduire en actes, en attitudes, en paroles ou en écrits :

  • Uniques ou répétés,
  • Ayant lieu sur le lieu de travail ou en dehors,
  • Survenant pendant les heures de travail ou en dehors.

Politique de lutte et de prévention

Le respect de la dignité des personnes est un principe fondamental, y compris sur le lieu de travail. Les faits de violences et d’agissements sexistes et sexuels au travail enfreignent très gravement ce principe et ne sont pas tolérables.

Le CHRU de Nancy condamne les violences sexistes et sexuelles au travail fermement, quelles que soient leurs formes, et considère, en tant qu’employeur, qu’il est de son devoir et de sa responsabilité de mettre tout en œuvre pour prévenir ces faits et en protéger les professionnels.

En pratique, l’engagement du CHRU s’incarne dans :

  • Des actions de sensibilisation et de formation, afin que chacun comprenne le phénomène et participe à sa prévention ;
  • Des actions d’accompagnement et de signalement pour que les victimes et les témoins se sentent autorisés à parler ;
  • Des sanctions disciplinaires en réponse à des actes avérés pouvant aller jusqu’au licenciement ou la révocation. Ces sanctions peuvent se cumuler à des poursuites judiciaires.
Photographie d'un sticker de la campagne interne collé sur une armoire de salle de pause
Campagne interne de sensibilisation pour les équipes du CHRU de Nancy. À travers des paroles a priori anodines et remontées du terrain par les équipes, l’objectif était de faire comprendre que l’utilisation ambiguë de l’humour, de la convivialité et de la séduction ont un lien avec les violences sexistes et sexuelles.

Victime, témoin : signaler et se faire accompagner

Victimes, vous n’êtes pas coupables.

Vous n’êtes pas la seule personne à subir ces comportements.
Aucune tenue, aucune attitude ne justifie une violence sexiste ou sexuelle.

Vous avez le droit de dire que :

  • Cela ne vous fait pas rire, cela vous met mal à l’aise,
  • Dire votre refus avec fermeté, dire ouvertement NON,
  • Alerter les personnes qui vous entourent, les interpeller directement et à haute voix.

Témoin : conseils pour agir

Nous avons tous et toutes été témoins de scènes de comportements sexistes, à différents degrés et sous différentes formes. Nous pouvons tous et toutes intervenir, grâce à des réflexes de base et des gestes simples :

  • Ne pas rire et / ou ne pas participer ;
  • Dire que vous n’acceptez pas le comportement, la situation ;
  • Vous rapprocher au moindre doute, demander à la personne en difficulté si elle a besoin d’aide ;
  • Faire diversion en vous adressant à l’une ou l’autre personne ;
  • Impliquer d’autres témoins de la scène et les associer à votre démarche ;
  • Relayer la parole de la victime auprès des personnes ressources.

Violentomètre, un outil d’aide et de repères

Le violentomètre « Stop au sexisme à l’hôpital » est un outil d’aide à qualifier votre environnement professionnel. Est-il égalitaire, hostile et sexiste ou bien s’agit-il de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles ou de viols ?
Les situations décrites sont des exemples, d’autres faits peuvent être concernés.

Le violentomètre « stop au sexisme à l’hôpital » est un outil élaboré par l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes en médecine générale (Isnar-IMG), le collectif Pour une médecine engagée, unie et féministe (Pour une MEUF), le Syndicat des internes des hôpitaux de Paris (SIHP), le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG), l’Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire (UNECD), l’Association nationale des étudiants sages-femmes (Anesf) et le Collectif libre et inclusif pour tous (Clit)

Télécharger le violentomètre

Contacts utiles

Service de santé au travail, assistantes sociales et psychologues du personnel
Contacts disponibles sur le portail intranet et sur l’application mobile dédiée au personnel du CHRU de Nancy

Étudiantes et étudiants de l’Université de Lorraine
Dispositif dédié https://medecine.univ-lorraine.fr/fr/etudiants/harppe

CIDFF – Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles
1 rue du Manège, NANCY
03 83 35 35 87

France Victimes 54
TGI 2e étage – Rue du Général Fabvier, NANCY
03 83 90 22 55
contact@francevictimes54.fr

Numéros d’urgences
Police Secours et gendarmerie : 17
SAMU Urgences médicales : 15